Violences policières : Beauvau commence à y croire – Libération


Evacuation violente de la place de la République, samedi à Paris.
Evacuation violente de la place de la République, samedi à Paris.
Photo Marc Chaumeil

Le mur du déni a fini par se fissurer. Confronté à une litanie de drames liés à l’usage de la force policière, l’exécutif a appelé à l’«exemplarité». Sans aller, pour l’instant, jusqu’à laisser envisager un changement de la doctrine de maintien de l’ordre.

Il a donc fallu treize mois, une infinité de vidéos et un nombre de blessés et de mutilés sans précédent en France pour que le plus haut niveau de l’Etat prenne la mesure de la violence exercée par la police. A ce bilan déjà très lourd, il faut ajouter trois morts : Zineb Redouane à Marseille, touchée en décembre 2018 par une grenade lacrymogène, Steve Maia Caniço à Nantes, tombé dans la Loire lors d’une intervention musclée la nuit de la fête de la musique, et Cédric Chouviat, mort le 5 janvier des suites d’un placage ventral d’une brutalité extrême. Une accumulation vertigineuse qui a contraint le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, à changer radicalement de ton sur le sujet.

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S’il s’interdit toujours d’employer l’expression de «violences policières», le locataire de Beauvau a consacré une bonne partie de ses vœux, prononcés à l’Ecole nationale supérieure des officiers de police (Ensop) de Cannes-Ecluse (Seine-et-Marne), au devoir

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Willy Le Devin

Source: liberation.fr

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