Municipales : Michèle Rubirola, celle qui a placé la gauche en tête à Marseille – Le Parisien

Il y a six mois, le Printemps marseillais se cherche un visage. Jugé trop clivant, Benoît Payan (PS) renonce. Il propose alors à Michèle Rubirola, élue comme lui au conseil départemental, de prendre les rênes de ce drôle d’attelage. Son CV parle pour elle : mère de trois grands enfants, cette médecin de 63 ans, spécialiste en santé préventive, travaille dans les quartiers pauvres du nord de la ville, défend le droit à l’avortement.

Marseillaise pur jus, elle vit toujours au Rouet, le quartier où elle est née et où s’était installée sa grand-mère napolitaine. Enfin, c’est le duel Chirac-Le Pen en 2002 qui convainc cette fille d’un père « marxiste-léniniste », aimant citer Mao, d’aller frapper chez Les Verts en 2003. Une vraie femme de gauche, mais, en janvier, ils ne sont pas nombreux à parier sur elle pour conquérir la deuxième ville de France. Ce dimanche, elle est arrivée en tête, avec près de 40% des voix, selon les estimations.

LIRE AUSSI > Les temps forts du second tour des municipales

Pourtant, depuis 2008 et sa première élection comme conseillère d’arrondissement, Michèle Rubirola n’est plus une novice en politique. Au sein du Printemps marseillais, elle écoute et sait surmonter les querelles de personne. Elle maîtrise aussi les codes de la vie politique locale, mais les médias ne lui inspirent pas confiance et la campagne est éprouvante.

Des soutiens de taille

Sa principale rivale, Martine Vassal (LR), héritière désignée de Jean-Claude Gaudin et favorite avant le premier tour, agite le spectre du « péril rouge-vert », tentant de la faire passer pour le « pantin » de Jean-Luc Mélenchon. Bien rodés, ses porte-parole la défendent et louent son « authenticité », comme le fait Sébastien Barles (EELV), le candidat écologiste qui l’a ralliée après le premier tour.

Ce fameux 15 mars 2020 où retentit un premier coup de tonnerre dans le ciel provençal : Michèle Rubinola (23,44 %) coiffe au poteau Martine Vassal (22,32 %), candidate des Républicains. Une courte avance… mais une victoire inespérée. Alors que le Printemps marseillais se prend à rêver d’enlever la mairie, Rubirola a reçu dans la dernière ligne droite les soutiens de plusieurs aînées – Anne Hidalgo, Christiane Taubira, etc. – et la visite des figures nationales : Yannick Jadot et Julien Bayou des Verts, Olivier Faure, le secrétaire du parti socialiste. Désormais, son visage aussi est connu.

BIO EXPRESS

28 juillet 1956. Naissance à Marseille

2002. Rejoint les Verts.

2008. Elue conseillère d’arrondissement.

2015. Conseillère départementale EELV.

Janvier 2020. Tête de liste du Printemps marseillais.

15 mars 2020. A la surprise générale, avec 23,44 % des voix, elle devance au premier tour la candidate LR Martine Vassal (22,32 %), héritière désignée de Jean-Claude Gaudin.

Source: leparisien.fr

Geef een reactie