L’ex-prêtre Bernard Preynat condamné à cinq ans de prison ferme pour agressions sexuelles sur mineurs – Le Monde

L’ex-prêtre Bernard Preynat a été condamné, lundi 16 mars, à cinq ans de prison ferme pour des agressions sexuelles commises sur de jeunes scouts du diocèse de Lyon, affaire à l’origine du scandale Barbarin.

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Le jugement du tribunal correctionnel n’ordonne pas de mandat de dépôt, selon l’avocat de l’ancien curé de Sainte-Foy-lès-Lyon (métropole de Lyon). Ce dernier, âgé de 75 ans, bénéficie d’une mesure de liberté sous contrôle judiciaire depuis sa mise en examen, le 27 janvier 2016. La peine prononcée à son égard est inférieure aux réquisitions du ministère public qui avait réclamé au moins huit ans de prison pour le prévenu lors de son procès en janvier, proche du seuil maximal des dix ans de prison qu’il encourait.

Le jugement a été rendu dans un palais de justice fermé au public et à la presse, les portes des tribunaux étant closes à partir de lundi en raison de l’épidémie due au coronavirus, sauf pour le traitement des « contentieux essentiels ». Bernard Preynat était présent au rendu du délibéré. A l’audience, la procureure Dominique Sauves avait accusé l’ancien aumônier d’avoir « brisé » les vies de scouts âgés de 7 à 15 ans et de s’être « servi du silence des parents et du silence de l’Église » pour multiplier ses abus à Sainte-Foy-lès-Lyon et lors de camps à l’étranger entre 1971 et 1991.

Demande de pardon

L’ancien aumônier a déjà été condamné par une juridiction de l’Eglise catholique. En juillet 2019, il s’est vu retirer sa qualité de prêtre par un tribunal ecclésiastique, soit la peine maximale prévue par le droit canonique.

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Maintenu en fonction par le diocèse de Lyon jusqu’à l’automne 2015 alors que ses agissements étaient connus depuis longtemps, il a demandé pardon aux neuf victimes venues témoigner de leurs souffrances, beaucoup d’autres n’ont pu porter plainte du fait de la prescription.

L’affaire, qui a débuté fin 2015 avec un premier dépôt de plainte, a éclaboussé toute la hiérarchie catholique à travers le cardinal Philippe Barbarin. Condamné l’an dernier pour ses silences, l’ancien archevêque de Lyon a depuis été relaxé en appel. Il a, en outre, quitté ses fonctions d’archevêque de Lyon après que le pape a finalement accepté sa démission, vendredi 6 mars.

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Le Monde avec AFP

Source: lemonde.fr

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