Coronavirus : cinq nouveaux cas positifs dans la Nièvre ; le rebond épidémique régional se poursuit – Le Journal du Centre

Même si le rebond épidémique se poursuit pour la troisième semaine consécutive dans la Région, dans son bilan hebdomadaire, vendredi 31 juillet, Pierre Pribile, le directeur de l’agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté s’est voulu rassurant. « Il n’y a plus de tension hospitalière dans la région. Vingt-trois patients sont hospitalisés pour Covid dans toute Bourgogne-Franche-Comté, quatre sont en réanimation. Il n’y a pas eu de nouveau décès depuis la semaine dernière en milieu hospitalier. »

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L’ARS enregistre toutefois une moyenne d’une entrée par jour à l’hôpital pour cause de Covid et si le nombre de tests pratiqués est inférieur à la semaine dernière (environ 18.600 sur une semaine, contre plus de 20.000), les résultats positifs sont en nette progression : 124 cas recensés, contre 90 la semaine dernière.

La majorité de ces cas sont localisés dans le Doubs (38), la Côte d’Or (25) et l’Yonne (19). Avec cinq cas positifs ces sept derniers jours (sur 1.399 tests effectués), la Nièvre reste relativement épagnée, mais c’est tout de même trois cas de plus que la semaine dernière.

« Il n’y a pas de fatalité, la suite dépend de chacun. »

Pierre Pribile (Directeur de l’Ars)

L’épidémie connaît donc un rebond. « Il faut en tenir compte dans nos comportements individuels, il n’y a pas de fatalité, la suite dépend de chacun », a martelé le directeur de l’ARS en appelant au respect des gestes barrière même dans le cercle familial et estival.

Une douzaine de cas groupés ont d’ailleurs été comptabilisés dans la Région. Ils sont liés à des regroupement professionnels et surtout familiaux, à l’occasion de retrouvailles.

« Se laver les mains régulièrement, rester à distance, porter le masque quand ça n’est pas possible », rappelle Pierre Pribile, qui insiste sur le fait que ces gestes se complètent et ne se substituent pas les uns aux autres. « Et au moindre doute, il faut se faire tester, surtout qu’il n’y a désormais plus besoin de prescription médicale ».

Comment se profile la rentrée ?

De son côté, la rectrice de Dijon a abordé la question de la rentrée qui se réalisera selon trois scénarios, en fonction de l’état du circulation du virus pour tel ou tel établissement : 

– Un retour à la normale si le virus ne circule pas activement.

– Un accueil en capacité réduite si le virus circule activement. Des élèves le matin, d’autres l’après-midi ? Un jour sur deux ? Les modalités restent à définir, mais priorité sera donnée aux élèves en situation de handicap et au CP-CE1 des réseaux d’éducation prioritaire.

– Si un cluster est détecté, l’établissement sera fermé, mais il continuera de fonctionner à distance, dans des modalités similaires à celles du confinement. 

Comment se portent les entreprises de la Région ?

Sur le plan économique, la reprise est là, même si les chiffres restent mauvais. Le déficit est de 12 % fin juin, quand il était de 30 % en mai. L’industrie reprend des couleurs, passant de – 32 % à – 14 %, mais trois secteurs souffrent encore dans la Région : l’automobile, le transport et la construction, qui connaissent une reprise plus lente.  Pour endiguer cela, l’État a distribué un milliard d’euros d’aides directes aux entreprises de la Région depuis mars, en privilégiant les petites et les très petites entreprises.

Côté emploi dans la Région, les demandeurs d’emploi sans activité sont moins nombreux de 4 % par rapport à la semaine dernière, mais les demandeurs d’emploi avec une activité réduite sont plus nombreux (+ 1 %). L’activité partielle longue durée, des aides à l’embauche des jeunes et à l’embauche des apprentis ont été annoncées par l’État.

Marlène Martin

Source: lejdc.fr

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