CARTE. Elections municipales 2020 : voici les 50 résultats à retenir du second tour dans les grandes villes françaises – franceinfo

La vague écologiste a emporté Lyon, Bordeaux, Strasbourg, mais aussi Besançon et Tours.

Les résultats du second tour des élections municipales sont tombés, et ils ont réservé quelques (grosses) surprises dans certaines des grandes villes françaises. La vague écolo a emporté Lyon, Bordeaux, Strasbourg, mais aussi Besançon et Tours. Le Rassemblement national a réussi à conquérir sa première grande ville, Perpignan. Les Républicains et le Parti socialiste ont conservé de nombreuses préfectures, tandis que La République en marche a échoué à s’implanter localement. Nous vous résumons les 50 résultats à retenir de ce second tour.

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Les villes conquises par les écologistes

Une vague verte a déferlé sur la capitale des Gaules et elle n’a laissé aucune chance aux autres listes. A Lyon, c’est Grégory Doucet, encore largement méconnu du grand public, qui va occuper l’Hotêl de Ville. Il met un terme à l’ère Gérard Collomb. Les écologistes remportent par la même occasion la très puissante métropole de Lyon.

Autre belle prise des écologistes : Strasbourg. Malgré l’échec de l’alliance avec le PS, Jeanne Barseghian a réussi à conquérir la ville face au candidat LREM, allié à la droite, Alain Fontanel. Mais l’une des plus grosses surprises de la soirée s’est déroulée à Bordeaux : dans cette ville détenue par la droite depuis des décennies, c’est l’écologiste Pierre Hurmic, allié au Parti socialiste, qui a remporté la victoire face au maire sortant de droite, pourtant allié avec LREM.

L’écologiste Emmanuel Denis, allié avec la gauche, a réussi à récupérer la ville de Tours, perdue en 2014 face au maire sortant (divers centre) Christophe Bouchet. A Besançon, l’écologiste Anne Vignot conquiert la ville  de centre-gauche depuis près de 70 ans  avec 43,83% des suffrages, après avoir rassemblé les socialistes et les communistes. “Je suis la première maire femme, écologiste, de Besançon et j’en suis extrêmement fière”, a-t-elle déclaré.

Une victoire d’un cheveu pour les écologistes à Annecy, où François Astorg et sa liste citoyenne proche de la gauche et des écologistes battent le maire sortant de droite Jean-Luc Rigaut, avec seulement 27 voix d’écart. Enfin, Léonore Moncond’huy devient la nouvelle maire de Poitiers à seulement 30 ans.

Les villes conquises par la gauche

La gauche et les écologistes réalisent un exploit dans la citée phocéenne. La liste du Printemps Marseillais, menée par l’écolo Michelle Rubirola arrive en tête à Marseille. Mais cette victoire n’apporte à la gauche qu’une majorité relative au conseil municipal, et la candidate LR Martine Vassal ne s’avoue pas vaincue.

C’est l’autre grosse prise des socialistes : Nancy. Ce bastion de la droite depuis plus de 70 ans a été remportée par le socialiste Mathieu Klein, 44 ans. Autre victoire symbolique : après de nombreuses tentatives, Bruno Piriou est parvenu à mettre fin à vingt-cinq ans de gestion Dassault-Bechter à Corbeil-Essonnes. Le PS signe aussi une belle victoire à Périgeux, où Delphine Labails sera la première femme à diriger la ville.

La ville de Saint-Ouen bascule également à gauche avec la victoire de Karim Bouamrane face au maire sortant de droite William Delannoy. Idem à Bourges, avec le socialiste Yann Galut, à Chambéry, où le socialiste Thierry Repentin sort victorieux face au maire sortant de droite, Michel Dantin et à Quimper, où la socialiste Isabelle Assih bat le maire sortant Ludovic Jolivet. A Bobigny, la gauche reprend son bastion perdu en 2014 avec la victoire du communiste Abdel Sadi, face à Christian Bartholmé, issu de la majorité municipale sortante.

Les villes conquises par la droite

Dans l’Est de la France, Le Républicain François Grosdidier offre Metz à la droite, malgré une percée écologiste. La droite conquiert également la ville communiste d’Aubervilliers avec la victoire de la liste UDI de Karine Franclet. La ville de La Seyne-Sur-Mer bascule aussi à droite avec la victoire de la liste de Nathalie Bicais face au maire sortant Marc Vuillemot.

Dans les autres villes qui basculent, le Rassemblement national conquiert sa première ville de plus de 100 000 habitants à Perpignan avec la victoire Louis Aliot, malgré une tentative de front républicain de ses adversaires.

L’ancien président de France Télévisions Patrick de Carolis (divers centre), remporte, lui, la ville d’Arles.

Les villes qui restent à gauche

Le Parti socialiste est toujours en force dans la capitale. A Paris, Anne Hidalgo récolte près de 50% des suffrages grâce à une alliance avec les écologistes. En deuxième position, Rachida Dati (LR) réussit à réunir un tiers des suffrages. Enfin, loin derrière, la candidate LREM, Agnès Buzyn, doit se contenter d’un maigre score de 13%.

Le parti socialiste sauve l’un de ses bastions d’un cheveu avec la réélection de Martine Aubry à Lille. Une victoire sur le fil, avec seulement 227 voix d’avance sur le candidat écologiste Stéphane Baly. A Rennes, Nathalie Appéré récolte plus des deux tiers des suffrages après une alliance avec les écologistes. Même configuration à Nantes, où cette alliance permet à Johanna Rolland d’être reconduite avec près de 60% des suffrages.

A Montpellier, le socialiste Michaël Delafosse, âgé de 43 ans, termine en tête d’un scrutin qui s’est déroulée sur fond de forte abstention et après de nombreux rebondissements. La guerre de gauches de La Rochelle a été remportée par le maire sortant Jean-François Fountaine face au député Olivier Falorni. “Le PS a de l’avenir”, a assuré de son côté l’ancien numéro deux du Parti socialiste et ex-ministre de François Hollande, François Rebsamen, qui conserve la ville de Dijon.

Les socialistes conservent aussi Avignon, où la maire sortante PS, Cécile Helle, arrive largement en tête. Ayant fusionné sa liste avec les Verts, le socialiste Cédric Van Styvendael conserve sans problème Villeurbanne à gauche avec plus de 70% des suffrages, face au candidat soutenu par LREM.

Le PS conserve également de nombreuses autres villes, comme Rouen, Brest, Le Mans et Clermont-Ferrand. A Saint-Denis, la ville reste aussi à gauche mais change de parti avec la victoire du socialiste Mathieu Hanotin. Enfin, les écologistes conservent Grenoble, leur première grande ville conquise en 2014.

Les villes qui restent à droite 

La ville rose… reste bleue. A Toulouse, le maire sortant de droite Jean-Luc Moudenc a réussi à conserver son poste de maire, malgré un duel serré avec une large alliance de la gauche et des écologistes. A Nice, les habitants ont décidé de reconduire le Républicains, Christian Estrosi, dans le fauteuil de maire avec une très confortable avance sur le candidat du Rassemblement national, en deuxième position.

Après la fin de règne des époux Balkany, c’est Agnès Pottier-Dumas, dans un premier temps soutenue mais finalement lâchée par les Balkany, qui dirigera Levallois-Perret. De nombreuses villes moyennes restent à droite, à l’image de MulhouseColmar, Argenteuil, Orléans, Limoges, Amiens, Aix-En-Provence, Nîmes et Saint-Étienne.

Quelques autre résultats sont aussi notables parmi les alliés de la droite. Le patron du Modem, François Bayrou, conserve sa ville de Pau. Au Havre, le Premier ministre, Edouard Philippe réussit son pari en remportant largement la ville face au communiste Jean-Paul Lecoq.

Enfin, en dehors du clivage gauche/droite, en Corse, le régionaliste Pierre Savelli conserve la ville de Bastia.

Source: francetvinfo.fr

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