Le Parlement européen convoque Sylvie Goulard pour une deuxième audition – Le Monde

La candidate française au portefeuille du marché intérieur, gênée par l’affaire des emplois présumés fictifs du MoDem et par son poste de « consultante » lorsqu’elle était eurodéputée, n’a pas convaincu lors de sa première audition, le 2 octobre.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 11h22, mis à jour à 11h50

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La candidate française au portefeuille du marché intérieur, Sylvie Goulard, lors de son audition au Parlement européen de Bruxelles, le 2 octobre.
La candidate française au portefeuille du marché intérieur, Sylvie Goulard, lors de son audition au Parlement européen de Bruxelles, le 2 octobre. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Le Parlement européen a convoqué mercredi 9 octobre pour une seconde audition Sylvie Goulard, candidate française à un poste de commissaire, afin de lui permettre de dissiper les doutes sur son intégrité, selon un porte-parole du groupe du Parti populaire européen (PPE). « Mme Goulard a été convoquée jeudi matin pour une seconde audition de 9 h 30 à 11 heures au cours de laquelle treize questions lui seront posées. Une décision sera prise ensuite sur son aptitude ou non à être nommée commissaire », a précisé cette même source.

La candidate française au portefeuille du marché intérieur, de l’industrie, du numérique, de la défense et de l’espace est gênée par l’affaire des emplois présumés fictifs du MoDem et par son poste de « consultante » pour l’Institut Berggruen alors qu’elle siégeait à Strasbourg. Elle n’a pas convaincu les eurodéputés lors de sa première audition, le 2 octobre.

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Sylvie Goulard avait démissionné en juin 2017 de son poste de ministre de la défense après sa mise en cause dans une enquête sur des emplois fictifs d’assistants des eurodéputés du MoDem, son parti politique. L’Office antifraude de l’Union européenne (UE) a également ouvert une enquête sur la même affaire. Les deux procédures sont en cours, mais Mme Goulard n’a pas été mise en examen.

Démission et rémunérations

« Mme Goulard doit expliquer pourquoi une enquête qui l’a contrainte à démissionner de son poste de ministre en France ne l’empêcherait pas de devenir commissaire européen », a exposé le porte-parole du groupe politique. Lors de sa première audition, Mme Goulard avait déclaré qu’« un usage existe en France, depuis les années 1990, selon lequel tout ministre, à partir du moment où il serait mis en examen, devrait démissionner », ajoutant que « dans les institutions européennes, un tel usage n’existe pas ».

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Des interrogations ont également été émises sur les activités ayant justifié d’importantes rémunérations obtenues entre 2013 et 2016 de l’Institut Berggruen, fondé par le milliardaire germano-américain Nicolas Berggruen, alors qu’elle était députée européenne.

Après sa première audition, les députés européens lui ont demandé des explications par écrit sur ces points. Ils lui ont notamment demandé si elle démissionnerait au cas où elle serait mise en examen dans l’enquête en France, ce qu’elle a exclu. Ses réponses ont été jugées insatisfaisantes. Les coordinateurs des groupes politiques se réuniront jeudi après l’audition de Mme Goulard pour décider si sa candidature peut être retenue ou non.

Le Parlement européen a déjà recalé deux candidats : le conservateur Hongrois Laszlo Trocsanyi (PPE) et la socialiste roumaine Rovana Plumb.

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Source: lemonde.fr

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