Attentat à la Préfecture de police : « A cette heure, les syndicats de policiers ne demandent pas la tête du ministre » – Le Monde

La question de ce que contient cette clé USB est un élément central de l’enquête. La police a retrouvé cette clé dans le caisson de son poste informatique, à la préfecture (et non à son domicile, comme il a été dit par erreur au début). C’est une clé avec une grosse capacité de stockage, qui contient notamment de la propagande djihadiste et des coordonnées de certains de ses collègues. Les enquêteurs cherchent à savoir si ces informations ont été sorties de la préfecture et si elles ont été transmises à des tiers.

En clair : étant informaticien à la DRPP, il n’est pas illogique que Mickaël Harpon détienne une clé USB avec des documents issus de sites faisant de la propagande pour le terrorisme islamiste. C’était en quelque sorte son coeur de métier. Par ailleurs, les coordonnées de ses collègues peuvent très bien être issus de l’annuaire du service, comme il y en a dans toutes les entreprises. Mais au vu de l’acte qu’il a commis, les enquêteurs cherchent à savoir s’il s’agit uniquement d’un outil professionnel qu’ils ont retrouvé, ou s’il s’agit de documents qu’il avait extraits à des fins plus sombres.

Le spectre qui est dans tous les esprits des policiers est celui de l’attentat de Magnanville en 2016, quand le terroriste djihadiste Larossi Abballa a assassiné chez eux deux fonctionnaires, Jessica Schneider et Jean Baptiste Salvaing. On ne sait toujours pas exactement comment il s’est procuré leur adresse.

Source: lemonde.fr

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